Rapport de l’audit 2024-2025 : de graves lacunes dans la gestion des fonds publics identifiées

Le rapport de l’audit pour l’année financière a été rendu public. Le directeur de l’audit, Dharamraj Paligadu, fait état de graves lacunes dans la gestion publique et de retards au niveau des projets sectoriels. Dans son rapport 2024-2025, il formule 720 recommandations, soit le double des 363 recommandations du précédent rapport. À noter que 150 de ces 363 recommandations ont été mises en œuvre et 143 ont été partiellement mises en œuvre. Le directeur de l’audit a longuement critiqué le projet d’économie bleue depuis 2013 jusqu’à ce jour. La contribution de ce nouveau secteur est restée stagnante.

Sur le plan macroéconomique, la dette publique reste un sujet de préoccupation, avec des besoins d’emprunt importants. Le rapport souligne également des écarts entre les prévisions budgétaires et les dépenses réelles, traduisant des difficultés de planification et de contrôle financier.

Dans plusieurs ministères, des problèmes de gouvernance et de gestion ont été identifiés. Des retards significatifs dans la mise en œuvre de projets d’infrastructures, notamment dans le logement social et les projets de drainage, ont été relevés. À cela s’ajoutent des cas de non-respect des procédures et des lacunes dans le suivi.

L’un des volets les plus préoccupants concerne le développement de l’économie bleue. Malgré un potentiel maritime important, ce secteur n’a pas connu l’essor attendu. La contribution de l’économie océanique au PIB est restée stagnante depuis 2013, loin de l’objectif fixé de 20 % d’ici 2025. Le rapport dénonce une absence de stratégie claire.

Par ailleurs, la production locale de poisson reste insuffisante, obligeant le pays à dépendre largement des importations. Les projets d’aquaculture et de pêche n’ont pas atteint leurs objectifs, souvent en raison d’un manque de suivi, de capacités techniques et d’un cadre réglementaire adapté.

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