Rapport du Bureau de l’Audit : retards, irrégularités et zones d’ombre

Le dernier rapport du Bureau de l’Audit soulève des inquiétudes majeures concernant la transformation numérique et la transparence de certains organismes d’État. Au cœur des critiques : le projet de la nouvelle carte d’identité nationale, la MNIC 3.0, ainsi que l’opacité financière de certains boards.

Malgré un investissement de 8,2 millions de dollars, la mise en œuvre de la MNIC 3.0 est jugée défaillante. L’audit pointe une gestion approximative du contrat, marquée par des retards de signature et des garanties soumises hors délais et dans des devises non convenues. Plus grave encore, l’application mobile et le portail dédié ont accusé six mois de retard, tandis que des frais de maintenance ont été réglés sans contrat formel.

Parallèlement, le rapport fustige l’opacité persistante au sein de plusieurs entités parapubliques. Le Chagossian Welfare Fund, l’Outer Islands Development Corporation et la Gambling Regulatory Authority n’ont pas soumis leurs rapports financiers pour l’exercice écoulé. Cette absence empêche tout contrôle de l’état financier de ces institutions.

Entre retards technologiques et silences administratifs, le Bureau de l’Audit appelle à une réforme urgente des mécanismes de supervision pour garantir que chaque roupie dépensée soit dûment justifiée et auditée.

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