
Face à une conjoncture jugée préoccupante, Business Mauritius met en garde contre une accumulation de pressions économiques. Dette publique élevée, ralentissement de la croissance et exposition aux chocs externes, notamment la crise au Moyen-Orient, réduisent les marges de manœuvre. L’organisation estime que le défi consiste à relancer la croissance sans alourdir la dette, tout en restaurant la confiance des investisseurs et des partenaires économiques.
Business Mauritius plaide pour un changement de cap avec une économie davantage tirée par l’investissement privé. L’organisation considère que l’État ne peut plus soutenir la croissance uniquement par la dépense publique, compte tenu des contraintes budgétaires actuelles.
Parmi les priorités avancées, le développement des partenariats public-privé dans les infrastructures, l’énergie, l’eau, la santé ou encore le numérique. L’objectif est de mobiliser des capitaux privés à grande échelle et d’améliorer l’efficacité dans l’exécution des projets.
Business Mauritius insiste aussi sur la nécessité de renforcer la confiance des investisseurs. Cela passe par plus de stabilité fiscale, une meilleure transparence et une réduction de l’incertitude réglementaire.
Autre enjeu, la dépendance aux importations, notamment en matière alimentaire et énergétique. Business Mauritius recommande de renforcer la production locale et de privilégier des chaînes d’approvisionnement plus sures.
Enfin, l’organisation appelle à des réformes structurelles rapides pour améliorer le climat des affaires, accélérer la transformation digitale et mieux aligner les compétences de la main-d’œuvre avec les besoins de l’économie.
Business Mauritius soutient que sans réformes radicales et sans discipline dans l’exécution, la relance économique restera difficile.


