
C’est une affaire qui fait grand bruit au sein de la profession légale. La cheffe juge, Rehana Mungly-Gulbul, a adressé une correspondance au Conseil de l’Ordre des avoués pour les informer qu’elle a invité la police à ouvrir une enquête sur l’une de leurs jeunes membres qui a prêté serment en décembre dernier. Son attestation quant à son « pupillage » à l’étude d’un Senior Attorney aurait été falsifiée selon une lettre de dénonciation du principal concerné, lequel pratique depuis 66 ans.
La démarche de la cheffe juge s’inscrit par une doléance reçue par le Senior Attorney Ahmed Cader Rajah le 16 février dernier. Me Rajah explique avoir découvert avec stupéfaction qu’une jeune avouée, qui a prêté serment le 19 décembre 2025, aurait effectué son « pu pill age » à son étude. Il était présent à la cérémonie.
La police enquête sur ce cas de falsification de document et la jeune avouée ne serait pas la seule qui sera interrogée…
Me Rajah ajoute qu’une avocate aurait convaincu un confrère, en lui faisant croire qu’il était au plus mal, de signer cette attestation. L’avocate, dit-il, lui aurait demandé de lui pardonner. Or, lui estime qu’il s’agit d’une faute professionnelle grave. Cet incident qui aurait pu passé inaperçu, va toutefois à l’encontre de ses principes. Une déontologie à laquelle il n’a jamais dérogée depuis qu’il a commencé sa pratique en mars 1960.


