
Se faire interpeller de manière insistante, suivre, ou subir des remarques déplacées dans la rue, des situations souvent banalisées, mais qui pourraient bientôt être clairement sanctionnées par la loi. La Law Reform Commission propose d’introduire une nouvelle infraction dans le Code pénal pour cibler le harcèlement public et de rue. Une réforme qui vise à mieux protéger les victimes, dans un contexte où ces comportements restent difficilement punissables aujourd’hui.
Dans son dernier document soumis à l’Attorney General, la Law Reform Commission propose d’ajouter une nouvelle disposition pour criminaliser le harcèlement dans les lieux publics. Sont visés, les propos à connotation sexuelle, les gestes déplacés, les sifflements, ou encore les filatures insistantes.
Aujourd’hui, ces actes passent souvent entre les mailles du filet. Les lois existantes ne couvrent pas suffisamment ces situations, surtout lorsqu’il n’y a pas de lien d’autorité entre les personnes.
Avec cette réforme, une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et 100 mille roupies d’amende est envisagée. Des sanctions plus lourdes sont aussi prévues en cas de circonstances aggravantes notamment si la victime est mineure ou s’il s’agit d’un harcèlement basé sur l’orientation sexuelle de la personne.
Au-delà de l’aspect légal, c’est un message qui se dessine. L’espace public doit rester un lieu où chacun peut circuler librement, sans intimidation ni humiliation.


