
Depuis le début de l’année, le centre social de Grand Baie est confronté à une situation inhabituelle et préoccupante.
Le lieu, destiné à accueillir des activités communautaires, a été envahi par des toxicomanes et des prostituées, qui utilisent les lieux pour mener leurs activités illégales. Les occupants entrent par la porte arrière ou sautent les murs, échappant ainsi au contrôle du personnel.
De quoi exaspérer les travailleurs sociaux de l’endroit.
Cette situation dure depuis plusieurs années, avec des occupants venant de Roche-Bois, Grand Gaube, Baie-du-Tombeau et Grand Baie, qui se sont installés à l’arrière du centre social. Ils ont aménagé un espace avec des draps et un matelas, s’adonnant à leurs pratiques tant de jour que de nuit.
Les gardiens du centre, travaillant jusqu’à 15-16 heures, sont impuissants face à cette invasion. Plusieurs de leurs collègues ont été agressés par le passé, ce qui rend toute intervention risquée.
Le 10 décembre, la situation a atteint un point critique lorsque des toxicomanes se sont injectés ouvertement devant un groupe de seniors, participant à leur fête de fin d’année. À l’arrivée des policiers, les occupants illégaux ont refusé de partir et ont dû être évacués avec l’usage d’une force supplémentaire.
Suite à cet incident, une opération de nettoyage majeure a été organisée, et des patrouilles régulières de police ont été mises en place pour empêcher tout retour.
Confronté aux problèmes liés à la présence de toxicomanes et de prostituées occupant régulièrement le centre social de Grand-Baie, Faouzi Jannoo a organisé plusieurs opérations de nettoyage.
Toutefois, selon le travailleur social, ces actions ne suffisent pas à elles seules. Il estime qu’en complément des patrouilles policières, la création d’un terrain de football à cinq permettrait de maintenir le centre occupé et mieux encadré.


