Un second pensionnaire d’un centre spirituel s’adonnant à la réhabilitation des toxicomanes perd la vie

Il y a deux ans, Salman Sayfud-Din Sauterelle, 21 ans, a été retrouvé mort à Karo Kalyptis, Roche-Bois, alors qu’il était censé se trouver au Al Kahf Islamic Social Centre, aussi dit Centre Abbas, pour une cure de désintoxication. Nirmalen Mooneesawmy, également âgé de 21 ans, est décédé dans ce centre de La Caverne, Vacoas, vendredi, des suites d’un œdème pulmonaire foudroyant. Son père, Annadurai Mooneesawmy, 47 ans, dit attendre les conclusions de l’enquête, ouverte par la police, pour décider des suites à donner à cette affaire.

Nirmalen était son unique enfant. Habitant Amaury, Annadurai Mooneesawmy a voulu l’aider à sortir de l’enfer de la drogue. Il l’a donc admis au Al Kahf Islamic Social Centre, le 5 juillet dernier. Très affecté par ce drame, il a confié à Radio One avoir fait le choix d’y admettre son fils après qu’un ami lui ait dit du bien du centre. Et d’ajouter qu’il ignore si le centre détient un permis d’opération délivré par le ministère de la Santé. Il a visité le site où des conteneurs hébergent les pensionnaires. Et son fils ne s’est pas plaint d’un quelconque mauvais traitement, admet-il.

Nombreux sont les travailleurs sociaux qui, sous le couvert de l’anonymat, pointent du doigt des centres de désintoxication “marron” qui ont trouvé la parade pour contourner la loi. Ils se présentent comme des centres spirituels. Dans le cas présent, le centre est dirigé par Abbas Durgahed, un bûcheron qui se dit travailleur social et envoyé de Dieu.

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