
Le mot qui est galvaudé ces derniers jours est sans conteste « le dialogue ». Voilà qu’on réalise que le dialogue ou la communication ont des vertus indéniables pour arriver à bout de tous les problèmes. Junior reçoit tout le monde, acquiesce et prend des notes. Tout est dans le geste et la manière.
Mais pour Tibye, entre ce que nous voulons dire et ce que les autres entendent et ce qu’ils en retiennent, il y a parfois comme un décalage… et pour qu’il y ait communication, il faut d’abord que les termes utilisés soient compréhensibles par les locuteurs.
Et en termes de locuteurs, Tibye distingue trois catégories.
La première est composée par ceux qui comprennent par un clin d’œil, un signe, un hochement de tête suffit. Il n’y a pas lieu de leur parler, ils ont une certaine capacité à percevoir les choses et réagir en fonction.
La deuxième catégorie est composée par ceux qui privilégient les mots, les détails, les explications claires, les longs discours, les répétitions et les redites s’il le faut, pour que le message passe. C’est la méthode privilégiée actuellement, on parle à tout le monde. De ce dialogue sortiront des mesures pour satisfaire certains car on ne peut plaire à tout le monde. On verra ce qu’on peut faire avec ce qu’on a. Les caisses sont vides et la conjoncture délicate.
Et puis, il y a ceux qui ne comprennent pas le langage des signes, et même quand on leur parle et qu’on répète plusieurs fois le même discours, il est impossible de leur faire entendre raison. Pour qu’ils comprennent, il faut cogner ou utiliser une forme ou une autre de violence. Il est dommage que parfois, les signaux aussi visibles soient-ils, sont difficilement perceptibles.
Tibye remercie tous ceux qui sont venus et regrette l’absence des autres. Il espère néanmoins de les avoir convaincus que les effets conjugués du conflit moyen oriental, le carburant, le fret, sont les coupables de cette situation qui échappe à notre contrôle.
Circulez, il n’y a rien à voir!
Tibye


