Société : Protéger les enfants contre les dérives des réseaux sociaux

Protéger les enfants des dangers des réseaux sociaux. L’objectif fait consensus. Mais entre volonté politique et réalité technique, le chantier s’annonce plus complexe qu’il n’y paraît. Le ministère de la Technologie a reconnu faire face à plusieurs obstacles dans l’éventuelle mise en place de restrictions d’accès aux plateformes numériques pour les moins de 16 ans. Les chiffres avancés sont éloquents. Durant les quatre premiers mois de 2026, 81 cas d’abus en ligne visant des enfants de moins de 16 ans ont été recensés à Maurice.

Cyberharcèlement, arnaques, sextorsion, exploitation ou encore contenus pédopornographiques… les risques se multiplient. Certaines situations ont même conduit à des conséquences dramatiques.

Face à cette réalité, le gouvernement étudie la possibilité de retarder l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs. Mais le ministère reconnaît lui-même les nombreuses limites d’une telle approche.

Comment vérifier l’âge réel des utilisateurs ? Comment respecter les exigences de protection des données ? Comment obtenir la coopération des géants des réseaux sociaux ? Et surtout, comment empêcher les jeunes de contourner les restrictions grâce aux réseaux privés virtuels, les VPN ?

Maurice dispose déjà de plusieurs textes de loi liés à la cybersécurité, à la protection des données et aux droits des enfants. Mais aucune disposition spécifique n’encadre aujourd’hui l’accès aux réseaux sociaux selon l’âge.

Les consultations se poursuivent. Mais pour l’instant, le ministère de la Technologie admet une réalité sur ce dossier… les questions sont encore plus nombreuses que les réponses.

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