
Le Price Stabilisation Account (PSA) de la State Trading Corporation s’enfonce dans le rouge. En seulement trois mois, son déficit s’est creusé de plus de Rs 2 milliards pour atteindre aujourd’hui Rs 3,5 milliards. Conséquence directe de la flambée des prix pétroliers, liée au conflit au Moyen-Orient, selon le ministre du Commerce. Les prix à la pompe aurait dû être plus élevés sans l’intervention de l’Etat.
Le litre d’essence aurait dû dépasser les Rs 79. Un scénario qui aurait lourdement érodé le pouvoir d’achat des mauriciens. À ce jour, le prix de l’essence et du diesel a augmenté de plus de 22 % et 11 % respectivement. En même temps, le déficit du PSA s’est aggravé de plus de Rs 2 milliards, comparé à Rs 1,5 milliard en février de cette année.
Alors que l’opposition parlementaire et les associations de consommateurs déplorent le prélèvement de taxes et de TVA sur la vente des carburants, le ministère du Commerce indique qu’elles sont nécessaires car ils contribuent directement à financer les prestations sociales fournies par l’État. D’ajouter qu’il ne faut pas les considérer seulement comme des prélèvements fiscaux.
Le gouvernement maintient et défend ses décisions, soulignant qu’elles ont été prises pour protéger la population, en comparant les prix à Maurice soit Rs 64,25 pour l’essence et Rs 71,25 pour le diesel à ceux pratiqués ailleurs, notamment au Kenya, où ils s’élèvent à Rs 77,13 et Rs 83,83 respectivement.


