
La CID de Goodlands et la Major Crimes Investigation Team, la cellule homicide du Central CID, travaillent d’arrache-pied pour élucider l’assassinat de Soobhowtee Jugessur. Âgée de 63 ans, cette ouvrière d’une usine textile a été étouffée par un coussin à son domicile, à Petit-Raffray, la nuit du vendredi 19 juin. Les enquêteurs sont sur la piste d’un de ses anciens collègues, un Bangladais qui avait l’habitude de lui rendre visite.
Il n’était un secret pour personne dans l’entourage de Soobhowtee Jugessur qu’elle se déplaçait toujours avec une grosse somme d’argent. C’est ce qui l’aurait perdu. Un homme l’a suivie chez elle et a même dîné sur place avant de la tuer. Sa chambre à coucher a été mise à sac par ce dernier.
Depuis la découverte du cadavre de la sexagénaire par sa nièce, qui habite au premier étage du domicile familial, les enquêteurs se sont penchés sur des images de vidéosurveillance montrant un homme suivre la victime jusqu’à chez elle. Ils ont ainsi procédé à l’arrestation d’un récidiviste de la région, mais le trentenaire dispose d’un alibi en béton.
Ils se sont donc tournés vers les fréquentations masculines de la victime et ont découvert l’existence du Bangladais qui travaillait dans la même usine qu’elle. Porté disparu par ses employeurs depuis deux ans, il avait ses allées et venues chez la victime. Les enquêteurs ont même découvert que des semences trouvées sur la scène du crime ont été achetées par ce dernier dans un magasin de Rivière-du-Rempart.
Une opération est prévue pour l’arrêter.


