Global investment risk index 2026: l’Afrique améliore son profil

L’édition actualisée de mai 2026 du Global Investment Risk and Resilience Index, publiée par Henley & Partners et AlphaGeo, traduit une évolution notable de la perception du risque en Afrique. Neuf économies africaines figurent désormais parmi les 100 pays les mieux classés au monde contre trois lors de la précédente édition. Cette progression ne masque toutefois pas les écarts persistants de résilience économique, institutionnelle et climatique qui continuent de structurer l’attractivité du continent auprès des investisseurs internationaux.

Le rapport met en évidence une évolution rarement observée dans les grands classements internationaux consacrés au climat d’investissement. Entre l’édition publiée en octobre 2025 et la mise à jour de mai 2026, le nombre de pays africains présents dans le Top 100 mondial passe de trois à neuf, traduisant une amélioration de la perception du risque sur une partie du continent.

Selon le document, cette révision intervient dans un environnement international pourtant marqué par le ralentissement de la croissance mondiale, les tensions géopolitiques persistantes, la volatilité financière, les pressions inflationnistes et la montée des risques climatiques. L’évolution africaine apparaît ainsi davantage comme le reflet de dynamiques internes que comme la conséquence d’un contexte mondial plus favorable.

Le classement africain reste dominé par Maurice, qui occupe désormais la 61e place mondiale, devant la Tanzanie (62e) et le Botswana (63e).

Les Seychelles (79e), le Cap-Vert (88e), la Namibie (90e), l’Afrique du Sud (95e), le Maroc (98e) et le Rwanda (100e) complètent le groupe des économies africaines intégrant les cent premiers rangs mondiaux.

Cette progression collective modifie progressivement la cartographie du risque sur le continent. D’après cette étude, plusieurs économies africaines ne sont plus uniquement perçues à travers leurs vulnérabilités structurelles, mais également à travers leur capacité à absorber les chocs économiques et à offrir un environnement d’investissement plus prévisible.

La résilience, principal facteur de différenciation

Le rapport ne se limite pas à mesurer le niveau de risque. Il introduit également une lecture fondée sur la résilience, autrement dit la capacité des économies à faire face aux crises tout en préservant leur attractivité.

Les auteurs expliquent que cette résilience repose sur un ensemble de facteurs comprenant la stabilité macroéconomique, la gouvernance, la solidité financière, l’attractivité des investissements, la résilience climatique ainsi que la capacité d’adaptation des institutions.

Le document souligne ainsi que les économies africaines les mieux classées présentent plusieurs caractéristiques communes. Elles bénéficient d’une stabilité institutionnelle relativement plus forte, d’une ouverture économique plus importante, d’une diversification accrue de leurs revenus et d’une dépendance plus limitée aux matières premières.

Autrement dit, le classement ne récompense pas uniquement la croissance économique. Il valorise avant tout la qualité des mécanismes permettant de maintenir cette croissance lorsque l’environnement international devient plus incertain.

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