
Déjà sous pression, avec des carburants vendus à perte par la STC, Maurice pourrait bientôt faire face à un nouveau choc pétrolier. La reprise des tensions au Moyen-Orient fait grimper les marchés internationaux, avec le prix du Brent, référence mondiale du pétrole, qui a franchi la barre des 100 dollars le baril. Une situation qui inquiète les pays importateurs, et Maurice n’est pas épargnée.
Tous les regards sont désormais tournés vers le Petroleum Pricing Committee, qui devra se réunir au plus tard le 14 août 2026, alors qu’une hausse maximale de 10 % peut être appliquée sur les prix des carburants à la pompe, selon la loi.
Le ministère du Commerce tente de contenir les effets d’une éventuelle inflation importée, qui tourne actuellement autour de 3,7 %, alors que la facture énergétique représente déjà une lourde charge pour le pays. En mai dernier, Maurice affichait une facture de Rs 9,2 milliards pour les seules importations de carburants.
Une nouvelle flambée des cours mondiaux pourrait rapidement se répercuter sur le coût de la vie, avec des conséquences sur le transport, les entreprises et le prix des produits de consommation.
Cette nouvelle hausse des prix du pétrole intervient alors que la STC fait déjà face à des pertes sur la vente de l’essence et du diesel. Tous les regards sont désormais tournés vers le PPC, qui devra se réunir avant le 14 août pour décider d’un éventuel ajustement des tarifs à la pompe, et les Mauriciens retiennent leur souffle.


