
Scandale à la CNT, des documents transmis au Parlement révèlent une possible surfacturation systématique sur l’achat de pièces de bus.
Selon ces informations, certaines pièces essentielles à la sécurité auraient été achetées à des prix largement supérieurs à leur valeur réelle, parfois jusqu’à 60 fois plus cher. Une liste de cas est actuellement en cours de compilation au ministère des Transports.
Au cœur du dossier figure une liste officielle de 19 types de pièces de rechange destinées aux bus Nissan.
Les écarts de prix sont particulièrement frappants. Par exemple, un Ball Joint for Tie End Rod RHS, estimé à environ Rs 600 sur le marché, a été facturé Rs 38 200 roupies à la CNT. Le même constat revient sur d’autres pièces, un filtre à air acheté Rs 250 et facturé Rs 6 200, un bouchon de réservoir passé de Rs 400 à Rs 5 200, ou encore une culasse facturée Rs 280 000 alors que son prix de référence est de Rs 41 739.
Dans tous les cas recensés, les hausses dépassent au moins 346 %, ce qui laisse penser à un système organisé plutôt qu’à de simples erreurs.
Ces transactions, réalisées entre 2022 et 2024, font l’objet d’une enquête de la Financial Crimes Commission. L’ancien directeur général, Rao Rama, est déjà poursuivi dans ce dossier pour Public Official Using Office for Gratification. Les premières analyses issues du système Oracle et les perquisitions effectuées pointent aussi vers de graves failles dans les contrôles internes. Enfin, le document précise que la liste reste incomplète, ce qui laisse supposer d’autres cas possibles.
Nous avons vainement essayé de contacter l’ancien ministre Alan Ganoo pour une réaction.


